Trump et le FBI, tempête politique à Washington - Marketing du Net : Actualité, analyses, dossiers, tendances

Post Top Ad

Trump et le FBI, tempête politique à Washington

Trump et le FBI, tempête politique à Washington

Share This
Trump et le FBI, tempête politique à Washington


Donald Trump a déclenché une tempête politique mardi en limogeant le directeur du FBI James Comey, qui dirigeait l'enquête sur les soupçons d'ingérence de la Russie dans la campagne présidentielle américaine de 2016 avec l'éventuelle complicité de l'équipe de campagne du futur président. 




WASHINGTON (Reuters) - Donald Trump a déclenché une tempête politique en limogeant le patron du FBI, James Comey, qui dirigeait l'enquête sur les soupçons d'ingérence de la Russie dans la campagne présidentielle américaine de 2016 avec l'éventuelle complicité de l'équipe de campagne du futur président.

Le directeur du Bureau fédéral d'enquête est officiellement renvoyé en raison de sa gestion de l'enquête au sujet d'anciens courriels de la candidate démocrate Hillary Clinton.

La décision de Donald Trump a abasourdi Washington mais le président l'a justifiée: "Il ne faisait pas du bon travail, c'est tout simple", a-t-il dit à la presse dans le Bureau ovale après un entretien avec l'ancien secrétaire d'Etat Henry Kissinger.

Quelques heures après l'annonce du limogeage, mardi, Donald Trump s'était déjà défendu, sur Twitter, assurant aux démocrates critiquant la mesure qu'il remplacerait James Comey par quelqu'un de "bien meilleur".

"Comey avait perdu la confiance de presque tout le monde à Washington, des républicains comme des démocrates. Lorsque les choses s'apaiseront, on me remerciera", a-t-il dit dans une série de tweets.

La mise à l'écart de James Comey était dans la balance depuis l'arrivée de Donald Trump à la Maison blanche, a ajouté son porte-parole, Sean Spicer.

Les démocrates, mais d'autres aussi, doutent du motif présenté et accusent la Maison blanche de vouloir affaiblir l'enquête du FBI sur la Russie. Le chef du groupe démocrate au Sénat, Chuck Schumer, a dit avoir parlé à Donald Trump et lui avoir dit qu'il faisait "une très grosse erreur" en se séparant de James Comey.

"La seule façon de rétablir la confiance de la population américaine" est d'organiser une enquête indépendante sur le rôle de Moscou dans l'élection présidentielle de 2016, a-t-il ajouté

Certains démocrates ont dressé une comparaison avec ce qu'on a appelé le "Massacre du samedi soir" de 1973. C'est-à-dire le limogeage par le président de l'époque, Richard Nixon, d'un procureur spécial indépendant qui enquêtait sur le Watergate, une affaire d'espionnage politique qui allait le contraindre à démissionner l'année suivante. A la Maison blanche, on dément toute motivation politique.

Le directeur du FBI avait dit en juillet, en pleine campagne présidentielle, que l'affaire devait être close sans lancer de poursuites, pour par la suite déclarer, à onze jours de l'élection du 8 novembre, qu'il avait rouvert le dossier en raison d'éléments nouveaux.

Cette décision, ont estimé certains démocrates à l'époque, a été l'un des facteurs de la défaite d'Hillary Clinton, même si le dossier avait été refermé quelques jours plus tard.

De nombreux démocrates se sont certes montrés critiques sur la façon dont James Comey a géré l'enquête sur les emails d'Hillary Clinton, mais ils se disent perturbés par le moment choisi pour son renvoi.

D'après le New York Times et le Washington Post, James Comey avait demandé la semaine dernière à l'adjoint de l'Attorney General (ministre de la Justice), Rod Rosenstein, d'allouer d'importantes ressources supplémentaires à son enquête sur la Russie. Il en avait aussi informé des membres du Congrès.

Les agences américains de renseignement ont conclu, dans un rapport publié en janvier, que le président russe Vladimir Poutine avait ordonné une tentative de perturber l'élection présidentielle de 2016 dans le but d'aider Donald Trump.

L'EX-CONSEILLER FLYNN CONVOQUÉ

La chaîne de télévision CNN a annoncé mardi soir que le parquet fédéral, dans le cadre de l'enquête sur l'ingérence russe dans le scrutin de 2016, avait convoqué devant un grand jury l'ancien conseiller de Donald Trump à la sécurité intérieure Michael Flynn, dans le but d'obtenir ses dossiers.

Lundi, l'ancienne ministre de la Justice par intérim Sally Yates a expliqué avoir dit à la Maison blanche le 26 janvier que Michael Flynn, n'ayant pas dit toute la vérité sur ses conversations avec l'ambassadeur de Russie à Washington, Sergueï Kisliak, était susceptible de faire l'objet d'un chantage de la part de Moscou. 


Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire

Post Bottom Ad